Crépuscule
L’impatience me tenaille tout au long de la journée
Qui s’étire, s’éternise
Comme si elle refusait de te voir arriver
Mais pour moi, quel supplice
Mais enfin tu arrives, enfin je sens tes caresses
Enfin je m’enivre et dure, dure l’ivresse
Tu me donnes la force que j’attendais toutes ces heures durant
Déplacer des montagnes, atteindre mes buts, j’en suis capable maintenant
Hélas, tu n’es que de courte durée
Surtout l’été
Mais lors de ma saison préférée
Tu rallonges agréablement mes soirées
Lorsque je commence à m’éveiller sous ton regard
Le village, lui, se plonge dans le noir
Les paupières de tous se ferment, quelle tristesse pour ces yeux fatigués
Qui n’auront pas la joie d’admirer ta beauté
Quelques unes des gens sont encore là
Le paysan pose sa fourche
Montrent alors leurs nez les animaux farouches
Le jour s’en va
S’en va le jour
A pas de velours
Il ne reste que toi et moi
Amalia